A PROPOS DES FDU-INKINGI

Qui sommes-nous ?

Qui sont les FDU brièvement ?

Les Forces Démocratiques Unifiées (FDU-Inkingi) sont une organisation politique rwandaise issue des initiatives d’exilés rwandais, dont l’objectif principal est de mettre fin à la dictature et au totalitarisme instaurés au Rwanda par le Front Patriotique Rwandais (FPR) depuis 1994, et de les remplacer par un État de droit et une bonne gouvernance fondés sur la démocratie, la justice, l’égalité des chances et l’entente ethnique. Cette responsabilité morale s’impose, car ce régime pratique, entre autres, une politique fondée sur la discrimination ethnique, l’injustice et la terreur, aussi bien à l’intérieur qu’à l’extérieur du Rwanda.

Fondées en 2006 après la fusion de trois partis politiques — les FRD (Forces de Résistance Démocratique), l’ADR-Isangano (Alliance Démocratique Rwandaise) et le RDR (Rassemblement Républicain pour la Démocratie au Rwanda) — et d’autres personnalités indépendantes, les FDU-Inkingi se sont implantées au Rwanda en 2010. Depuis lors, le FPR n’a cessé de persécuter nos membres : beaucoup ont été assassinés, emprisonnés ou sont portés disparus.

En 2010, par exemple, lorsque Madame Victoire Ingabire Umuhoza, notre présidente de l’époque, s’est rendue au Rwanda pour tenter de faire enregistrer le parti et se présenter aux élections présidentielles contre le président Paul Kagame, elle a été condamnée à 15 ans de prison. Elle a pu porter l’affaire devant la Cour africaine des droits de l’homme et des peuples (CADHP), qui a condamné le Rwanda, estimant que cette condamnation avait violé les droits à la liberté d’expression et à une défense adéquate. Au lieu de la libérer pour donner suite à la décision de la Cour, le président Paul Kagame lui a accordé la grâce présidentielle (en 2018). Le régime a néanmoins continué de refuser aux FDU-Inkingi le droit de s’enregistrer comme parti politique au Rwanda.

Qui sont les dirigeants des FDU ?

  • 2006-2010 : Victoire Ingabire Umuhoza (Pays-Bas)
  • 2010-2014 : Victoire Ingabire Umuhoza (Rwanda) et Eugène Ndahayo (Belgique)
  • 2014-2018 : Joseph Bukeye (Belgique)
  • 2018-2021 : Justin Bahunga (Royaume-Uni)
  • Depuis 2021 : Placide Kayumba (Belgique)

Les valeurs et principes des FDU-INKINGI

L’État de droit

Fondement même d’une gestion de la cité, l’État de droit que notre organisation cherche à promouvoir met en avant les principes de légalité, de primauté du droit et d’égalité devant la loi. Il rejette l’arbitraire. Dans un pays comme le Rwanda, qui a connu sans discontinuer des régimes autoritaires, voire autocratiques, notre organisation se bat pour des institutions politiques qui défendent les droits fondamentaux de la personne humaine et reposent sur le pluralisme politique.

L’égalité et la liberté

Nous adhérons pleinement aux idéaux d’égalité et de liberté qui justifièrent la lutte contre le racisme, l’esclavage et la colonisation dont a été victime le Peuple Noir. Dans un pays comme le nôtre qui, d’une part, a connu le racisme absolu que constituent le génocide et les crimes massifs contre l’humanité et qui, d’autre part, continue de véhiculer l’ostracisme parmi ses concitoyens, l’attachement à ces valeurs fondatrices du panafricanisme n’est plus à démontrer. Garantir l’égalité devant la loi, l’égalité des chances et les libertés fondamentales contre l’oppression du pouvoir doit être la lutte quotidienne de notre organisation.

L’autonomie individuelle

Il s’agit de la capacité et du droit de la personne humaine à libérer sa créativité, à prendre en charge ses problèmes, à déterminer et à poursuivre son destin, à décider et à répondre de ses propres actes. L’autonomie individuelle fonde la démocratie comme institution de tous, car en tant qu’égaux, les citoyens participent à la gestion de la société. Face à une culture politique centralisatrice et autoritaire qui a induit le conformisme généralisé et l’obéissance aveugle au pouvoir (« Ilivuze umwami »), notre organisation reconnaît comme un droit la résistance contre l’oppression, qui pousse l’individu à dénoncer tout État, toute politique, tout souverain portant atteinte à l’humanité de la personne humaine — une humanité fondatrice de la citoyenneté.

La solidarité

La solidarité implique la reconnaissance permanente des interdépendances qui lient les différentes catégories sociales — les riches et les pauvres, les familles, les générations, voire les personnes entre elles. Elle induit la justice sociale. Nous ne naissons pas avec la même fortune et la vie ne nous assure pas toujours l’égalité des chances ; notre organisation se bat pour cette égalité et affirme que chaque personne a droit, quelles que soient les circonstances, à une vie décente fondée sur des ressources suffisantes et sur leur répartition équitable. La solidarité est incompatible avec le racisme, l’ethnisme et le rejet des minorités.

Le devoir de mémoire

Le génocide, les crimes contre l’humanité et la violence inouïe commis au Rwanda ont laissé des traces indélébiles dans la mémoire des gens. Il est criminel de nier ou de relativiser le drame absolu qu’ont subi les victimes et leurs proches survivants. Ces victimes et leurs proches constituent désormais une catégorie spécifique à laquelle il faut reconnaître la souffrance particulière, rendre justice et réparer, même partiellement, le préjudice subi. Pour que pareille catastrophe ne se reproduise plus, notre organisation s’engage à défendre le droit absolu à la vie et à garder allumée la bougie à la mémoire des victimes.

La participation populaire

L’appropriation et la mise en confiance des citoyens dans les institutions exigent qu’ils contrôlent directement et inspirent effectivement l’exercice du pouvoir. Il est indispensable que chaque individu, à tous les niveaux de la société, prenne conscience de ses droits et de ses devoirs. Pour ce faire, notre organisation s’engage à faire reconnaître et à inscrire dans la Constitution l’initiative populaire comme un droit constitutionnel : la faculté donnée aux citoyens d’exercer directement, aux côtés du parlement et du gouvernement, leur parcelle de souveraineté.

La décentralisation

Une démocratie réussie se manifeste aussi lorsque les décisions sont prises au plus près du citoyen, pour que celui-ci se sente pleinement participer à la vie publique. La décentralisation, c’est cette multiplication des instances de décision à portée du citoyen — le pouvoir local — où le niveau national laisse le libre champ à la créativité locale. Elle permettrait l’expression libre de certains particularismes culturels et l’émancipation des dynamiques économiques et sociales.

Développement durable

Notre organisation attache une grande importance à la gestion durable et équitable des ressources naturelles, à la conservation de l’environnement et à la réhabilitation des écosystèmes dégradés par l’activité humaine. Parce que nous sommes solidaires des générations futures, à qui nous devons laisser des ressources pour leur propre vie, toute décision politique doit être évaluée quant à ses effets à moyen et long terme sur les équilibres écologiques et sur l’avenir des sociétés humaines, de la société rwandaise en particulier.